
ISBN 978-2-909589-52-7
17 euros
Piotr Viazemski
J'AI VÉCU
traduit du russe
par
Elena Balzamo

2025
184 pages
« Toute liberté est, d’une manière ou d’une autre, limitée par un devoir, qu’il soit de nature morale, politique ou de réciprocité. Sinon, il n’y aura pas de société, mais l’arbitraire d’une canaille sauvage. »
« Souvent, chez les gens âgés, on observe des avis opiniâtres, une sorte d’ossification ; tandis que les jeunes pèchent par des opinions enflammées et péremptoires. Les deux sont nuisibles, mais ces dernières sont plus dangereuses. L’attachement aux anciennes convictions, devenues des certitudes indéracinables, risquent de freiner l’évolution de la pensée, l’apparition des nouvelles idées – mais cela ne dure pas longtemps : l’idée, si elle est bonne, finira par s’imposer ; elle contournera l’obstacle et suivra son propre chemin. Or, l’action de la jeunesse péremptoire commence toujours par la destruction. Aura-t-elle le temps d’édifier sur les ruines du passé quelque chose de nouveau, d’achevé et de solide ? À cette question, l’oracle, i.e. l’expérience et l’histoire, ne donne pas de réponse univoque. »
Avec ce choix de portraits, d'aphorismes, d'anecdotes, de réflexions sur les mentalités de son temps, et de considérations sur ses contemporains et sur l'histoire de la Russie, Viazemski dresse un tableau plein d'esprit et de finesse de la société russe du XIXe siècle, mais aussi de la condition humaine, tout en mettant en lumière des problématiques qui demeurent toujours d'actualité.
